juil 30 2010

Réponse à la tribune de la Garde des Sceaux dans Le Monde daté du 30 juillet 2010.

La Garde des Sceaux signe dans Le Monde du 30 juillet une tribune « Respectons la justice et son indépendance », dans laquelle elle s’indigne des demandes de confier l’enquête sur l’affaire Woerth-Bettencourt, à un juge d’instruction indépendant du pouvoir. La Garde des Sceaux pourfend les magistrats, les avocats, leurs syndicats, les élus, les intellectuels, les associations, les citoyens, qui ensemble formulent cette demande. La Garde des Sceaux se défend de donner des instructions dans les procédures en cour.
Il y a une solution très simple pour garantir l’indépendance de la justice, la sérénité des enquêtes et épargner le pouvoir du soupçon d’intervention dans les procédures. Il suffirait que la Garde des Sceaux respecte systématiquement les avis du Conseil supérieur de la magistrature sur la nomination des procureurs et des procureurs généraux, et s’abstienne d’effectuer des nominations contre l’avis négatif du CSM (ce qui n’a pas été fait pour Monsieur Courroye, Procureur de Nanterre qui a été nommé contre l’avis négatif du CSM), et que l’on inscrive dans la loi l’interdiction de toutes instructions écrites ou orales dans les affaires particulières.
Si ces mesures étaient prises, les soupçons d’intervention disparaitraient. C’est à la portée du gouvernement. C’est à lui que revient la responsabilité. Si les soupçons perdurent et continuent à s’exprimer par de multiples voix (36 000 signatures pour l’appel de Médiapart qui demande la nomination d’un juge indépendant), le gouvernement n’a qu’à s’en prendre qu’à lui même.

2 commentaire sur le billet blog “Réponse à la tribune de la Garde des Sceaux dans Le Monde daté du 30 juillet 2010.”

  1. logaro dit :

    Sarkozy et la sécurité

    On ne devient pas « sécuritaire « en une courte période politique et dans le cas de Sarkozy sûrement pas.
    Dés son premier mandat comme conseiller municipal en 1977 à Neuilly sur Seine, l’apparition de son impulsion à lutter contre la délinquance reconnue ou pas était apparue évidente par un incident notoire qui date de 1982. Les articles de journaux mis en ligne sur le blog
    http://classes-franco-americaines-french-american-classes.over-blog.com
    sont la preuve irréfutable d’une décision prise au niveau du Conseil Municipal qui démontre que lorsqu’il y a perturbation dans la commune, on chasse ceux qui ont créé ce malaise. Même si ce sont des enfants !
    Reprenons depuis le début et résumons ce qui apparaît dans le livre de souvenirs d’André Girod : « la classe franco-américaine » qui vient d’être publié.
    Depuis 1976, un an avant l’élection de Sarkozy à la Municipalité de Neuilly, Achille Peretti le maire de cette ville avait accepté de participer à la classe franco-américaine, qui consistait à faire héberger dans les écoles primaires de la commune des enfants américains de niveau CM2. Ce programme avait pour but de promouvoir la langue et la culture françaises aux Etats-Unis. Dés la première année, tout se passa très bien et les articles sortis à l’époque l’attestent. Ils sont en ligne. Sarkozy participa, dés 1978, à cet échange comme administrateur des écoles jusqu’en 1981. Cette année-là ( voir article) la ville de Neuilly fut appariée avec une classe de Toledo ( enfants tous blancs ) et une classe de Chicago ( quartier de Barak Obama qui y était animateur social, enfants tous noirs). Des incidents peu graves eurent lieu entre enfants de Neuilly et enfants de Chicago qui furent reportés à l’administrateur des écoles. Dans cet article de mars 1981 ( Neuilly journal indépendant) il est dit que « pour la quatrième année consécutive, l’expérience des classes franco-américaines s’est réalisée avec autant de succès. … Du 5 au 27 janvier, 2 classes, l’une en provenance de Toledo ( Ohio) et l’autre de Chicago ( Illinois) ont séjourné au Riou Clar dans les Alpes de Haute Provence. »
    Donc tout paraissait prêt pour une cinquième année. Hélas lors d’une réunion en mai 1981, André Girod apprit que la ville de Neuilly supprimait le programme parce que , d’après la responsable des écoles , Melle Masquelez, Neuilly ne voulait plus de noirs. Ils avaient créé trop de problèmes et les parents s’étaient plaints à la mairie qu’ils ne voulaient plus recevoir de tels enfants noirs chez eux. Alors les futurs participants furent refusés et ils ont été placés sans problème à Levallois Perret ou Issy les Moulineaux.
    L’auteur n’a jamais su qui avait pris la décision au niveau de la Mairie de refuser une classe d’enfants noirs pour éviter de troubler les parents avant l’élection suivante. La Mairie donnait satisfaction aux électeurs !
    Par conséquent, dés 1981, Sarkozy avait déjà une attitude « sécuritaire » et renvoyait dans leurs foyers tout enfant étranger qui pourrait créer des incidents. A présent, il reprend ce thème et voudrait retirer la nationalité française aux Français d’origine étrangère comme il a voulu contrôler qui viendrait séjourner à Neuilly dans le cadre de la classe franco-américaine !

  2. bonjour je viens de lire ton article et je trouve honteux de refuser des enfant juste pour leur couleur bin el et belle la france

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