Les 10 et 17 juin, une large majorité pour le président François Hollande
La cérémonie républicaine du 8 mai à laquelle M. Sarkozy a convié François Hollande était un symbole important d’unité nationale après une campagne électorale dure, au cours de laquelle le candidat de la droite aura tout fait pour diviser notre pays et fragiliser notre pacte républicain.
Je me félicite que M. Sarkozy ait fait le choix de la raison. Je veux souligner la façon républicaine dont il a choisi de quitter le pouvoir. Dans son discours du 6 mai au soir d’abord, puis en invitant François Hollande à l’accompagner devant la tombe du soldat inconnu lors des cérémonies du 8 mai, rendant ainsi un bel hommage à nos soldats morts au combat contre le péril nazi.
Je sais bien quelle peut être la part de tactique et de politique qui sous-tend cette démarche républicaine. Mais en tant que démocrate et républicaine, je préfère cela à l’inverse. Cela honore notre pays ainsi que la fonction présidentielle.
Mais ce moment d’unité nationale ne préfigure aucunement d’une quelconque union nationale. Car ne nous y trompons pas, après cette courte trêve, le combat pour le changement n’est qu’à moitié gagné. Pour que François Hollande puisse mettre en œuvre son projet, il lui faut une large majorité à l’Assemblée nationale.
L’enjeu des élections législatives est fondamental pour le changement. Il faut que François Hollande puisse s’appuyer sur un gouvernement et une majorité parlementaire qui lui offrent les moyens d’agir et la capacité de mener les réformes destinées à redresser notre pays dans la justice sociale et à réorienter l’Europe. Lire la suite »













