Catégorie : Coup de coeur

11 05 2012

Les 10 et 17 juin, une large majorité pour le président François Hollande

La cérémonie républicaine du 8 mai à laquelle M. Sarkozy a convié François Hollande était un symbole important d’unité nationale après une campagne électorale dure, au cours de laquelle le candidat de la droite aura tout fait pour diviser notre pays et fragiliser notre pacte républicain.

Je me félicite que M. Sarkozy ait fait le choix de la raison. Je veux souligner la façon républicaine dont il a choisi de quitter le pouvoir. Dans son discours du 6 mai au soir d’abord, puis en invitant François Hollande à l’accompagner devant la tombe du soldat inconnu lors des cérémonies du 8 mai, rendant ainsi un bel hommage à nos soldats morts au combat contre le péril nazi.

Je sais bien quelle peut être la part de tactique et de politique qui sous-tend cette démarche républicaine. Mais en tant que démocrate et républicaine, je préfère cela à l’inverse. Cela honore notre pays ainsi que la fonction présidentielle.

Mais ce moment d’unité nationale ne préfigure aucunement d’une quelconque union nationale. Car ne nous y trompons pas, après cette courte trêve, le combat pour le changement n’est qu’à moitié gagné. Pour que François Hollande puisse mettre en œuvre son projet, il lui faut une large majorité à l’Assemblée nationale.

L’enjeu des élections législatives est fondamental pour le changement. Il faut que François Hollande puisse s’appuyer sur un gouvernement et une majorité parlementaire qui lui offrent les moyens d’agir et la capacité de mener les réformes destinées à redresser notre pays dans la justice sociale et à réorienter l’Europe. Lire la suite »

07 05 2012

6 mai 2012, émotion et espoir

C’est avec une intense émotion et une joie immense que j’ai accueilli l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Ce moment que nous attendions tous depuis 1995, et plus encore depuis 2002, est enfin arrivé : après François Mitterrand, la France s’est choisie un deuxième chef de l’Etat socialiste.

Je veux exprimer ma profonde gratitude, d’abord évidemment à François Hollande qui aura mené une campagne remarquable au cours de laquelle il a constamment affirmé et amplifié sa stature d’homme d’Etat. Ma gratitude aussi à tous les électeurs, socialistes et de gauche bien sur, mais aussi à tous les humanistes qui se sont rassemblés derrière la candidature de François Hollande.

Je veux dire aussi mon respect à tous ceux qui ont fait un autre choix. Pour surmonter les divisions, les fractures, les blessures et les ruptures qu’a connues la France ces dernières années, nous avons besoin de rassembler les Françaises et les Français.

François Hollande l’a répété : sa mission est de se mettre au service de la France et de la République, de faire avancer la cause de l’égalité et de permettre à la nouvelle génération de prendre toute sa place. Il veut redonner à la jeunesse française la possibilité de mieux vivre et lui offrir de meilleures chances de réussite.

Je sais que François Hollande exercera une présidence digne, normale et équilibrée. Avec le sens des responsabilités qui est le sien, il fera tout pour rassembler. Il saura redonner à notre pays fierté et espoir. Il appliquera son projet : le redressement industriel et productif de la France, créateur d’emplois, la justice sociale et fiscale, l’impartialité de l’Etat, la moralisation de la vie publique et la réorientation de l’Europe.

L’élection de François Hollande est aussi un soulagement et un espoir pour toute l’Europe. Il saura convaincre nos partenaires de la nécessité de réorienter l’Europe vers la croissance, l’emploi et les investissements d’avenir. Européen convaincu, il saura prendre des initiatives, affirmer l’importance d’une impulsion franco-allemande mais aussi travailler avec l’ensemble de nos partenaires de l’Union européenne.

Je veux dès à présent lancer un appel à la mobilisation pour les élections législatives des 10 et 17 juin. Après avoir donné à François Hollande la force du mouvement et de l’action pour le changement, il serait inconcevable que les Français immobilisent leur président élu en ne lui offrant pas une forte majorité à l’Assemblée nationale. Il faut une cohérence entre la majorité présidentielle et la majorité législative. Sinon, ce sera un blocage désastreux pour l’avenir de notre pays et la vie quotidienne de nos compatriotes. Mobilisons nous encore jusqu’aux 10 et 17 juin, dates de ces élections législatives, pour pouvoir ensuite aborder sereinement les cinq prochaines années, celles d’un nouveau départ pour notre pays et d’un espoir retrouvé pour chacune et chacun d’entre nous. 

07 05 2012

Ma journée du 6 mai

Ce dimanche, 6 mai, a été un jour important pour les socialistes et toute la gauche française. Nous étions mobilisés toute la journée, dans l’attente du résultat de ce deuxième tour.

Des 8h30, j’ai retrouvé Bertrand Kern et Jacques Salvator pour faire un tour des bureaux de vote à Pantin puis à Aubervilliers. 




Entre-temps, je me suis occupée des rendez-vous téléphoniques entre François Hollande et plusieurs dirigeants européens qui souhaitaient le féliciter en cas de victoire dimanche soir.

La soirée électorale a débuté au QG de François Hollande où nous étions une vingtaine de responsables du Parti socialiste à attendre les premières estimations. 





Lors de l’annonce des premières estimations favorables à François Hollande, nous avons tous ressenti une immense émotion. Après une conférence téléphonique avec François Hollande, je suis allée au siège du Parti socialiste, Rue de Solférino, dans le bureau de Martine Aubry où étaient présents plusieurs responsables européens.  

A l’annonce des résultats peu après 20h, j’ai répondu à des interviews en duplex à Solférino pour réagir à la victoire historique de François Hollande: 


                                                

J’ai continué la soirée avec une tournée des plateaux en commençant par LCI, puis Europe 1 et enfin France 3. 

Dès minuit, je me suis rendue à Bastille où François Hollande était très attendu. Nous avons vécu un moment incroyable sur scène avec François Hollande qui saluait la foule innombrable venue à la Place de la Bastille pour fêter la victoire de la gauche, et de nombreuses personnalités, artistes, acteurs, comme Yannick Noah, Axel Bauer, Emmanuelle Béart.

 

Après son discours, j’ai retrouvé François Hollande dans sa loge, au calme avec Valérie Trierweiler, sa compagne, et quelques proches. Serein et amical, François m’a dit avoir été impressionné par les résultats de Seine-Saint-Denis, que je lui avais communiqués plus tôt dans la soirée et en partie à Aubervilliers et Pantin.

L’émotion et la joie étaient là, les souvenirs des moments partagés depuis l’époque de François Mitterrand à l’Elysée. François Hollande a brièvement évoqué les responsabilités qui l’attendaient, conscient des difficultés héritées, de l’espoir et de l’attente. 

03 05 2012

François Hollande a dominé le débat qui l’a opposé à M.Sarkozy hier soir

Face à un président sortant qui a cherché par tous les moyens à échapper à son bilan, François Hollande s’est montré grave, digne, incisif, rassurant, déterminé et précis dans ses propositions. M.Sarkozy s’est très vite énervé, il s’est montré souvent agressif et embrouillé dans ses explications. M. Sarkozy a tenté sans succès de se poser en victime et a finalement tenu une attitude anxiogène.

François Hollande a terminé le débat par une salve impressionnante sur ce qu’est sa conception de la présidence de la République. En gardant le cap qui est le sien, François Hollande a montré qu’il sera le président de la République du rassemblement, de la justice sociale et de la réorientation de l’Europe.

 

26 04 2012

Le Monde – « Le plébiscite contrarié d’une cité de Pantin pour François Hollande »

Vous trouverez, ci-dessous, un article que je vous invite à lire :

LE MONDE | 25.04.2012 à 11h20 • Mis à jour le 25.04.2012 à 17h50

Par Elise Vincent

Le « serpentin » de la cité des Courtillières (Seine-Saint-Denis). Si le candidat du PS y a remporté plus de 50 % des voix, l’abstention a été plus forte qu’en 2007, 30%. | MICHAEL ZUMSTEIN/AGENCE VU pour Le Monde

Sur le papier, à la cité des Courtillières de Pantin (Seine-Saint-Denis), les résultats du premier tour semblaient faciles à lire . Deux mille inscrits, deux bureaux de vote. François Hollande à plus de 50 % dans l’un, plus de 60 % dans l’autre. Jean-Luc Mélenchon entre 14 et 17 %. Mais sous la pluie grise, ce mardi 24 avril, avec sa barre de 600 logements en serpentin longue d’un kilomètre, l’un des plus vieux monstres d’urbanisme d’Ile-de-France donne le sentiment d’un plébiscite contrarié.

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