30 11 2011

Trop c’est trop : que le gouvernement cesse de prendre les étrangers pour des boucs émissaires !

A coup de déclarations et de décisions toutes plus détestables les unes que les autres, les membres de la majorité présidentielle s’acharnent sans répit sur les étrangers résidant sur notre territoire.

Après s’être attaqué aux travailleurs sans-papiers, après avoir voulu durcir les conditions d’acquisition de la nationalité française, après avoir exprimé leur souhait de refuser des visas de travail aux étudiants étrangers diplômés de nos grandes écoles, quelques jours après s’en être pris aux soi-disant fraudeurs étrangers et après avoir proposé une réforme du droit d’asile destinée à diminuer l’immigration légale, ils s’en prennent à présent et une fois encore à notre proposition de loi visant à accorder aux étrangers non communautaires résidant sur notre territoire le droit de vote aux élections locales.

A ce sujet, Nicolas Sarkozy ne cesse de se contredire. Plusieurs fois, en 2001, en 2005 et même depuis qu’il est chef de l’Etat, il avait dit être favorable « à titre personnel » au droit de vote des étrangers. Et aujourd’hui, alors que selon un sondage BVA pour Le Parisien publié le 28 novembre plus de 60 % des Français se déclarent pour qu’une telle mesure de justice sociale soit votée, Nicolas Sarkozy s’y oppose.

Il a osé juger cette proposition « hasardeuse », ayant le culot d’affirmer qu’une « telle proposition risque de diviser profondément les Français au moment où, plus que jamais, nous avons besoin de les rassembler », lui qui n’a justement de cesse de les diviser en les dressant systématiquement les uns contre les autres ! Read more »

29 11 2011

Visite d’une délégation danoise en Seine Saint Denis

Lundi 21 novembre, notre département de Seine Saint Denis recevait une délégation de hauts fonctionnaires danois, sous l’autorité de Madame Ann Dorte Riggelsen, ambassadrice du Danemark en France.

Nous les avons accueillis dans notre Maison de la Jeunesse et des Services Publics à Bondy, en présence de notre maire Sylvine Thomassin.

Les hauts fonctionnaires danois étaient intéressés par notre action en faveur de la création d’entreprises par des habitants des périphéries urbaines.

24 11 2011

Garantissons une fois pour toute l’indépendance de la Justice

Je regrette la décision de Michel Mercier, Garde des Sceaux, de nommer François Molins, son directeur de cabinet, au poste de procureur de Paris et m’associe aux critiques émises par toutes celles et ceux qui sont attachés à l’indépendance et à l’impartialité de la justice.

Michel Mercier, qui avait pourtant donné des gages de sa bonne volonté en exprimant au début de son mandat son souci de respecter l’indépendance de la justice ainsi que les avis du CSM, a néanmoins proposé son propre directeur de cabinet pour occuper l’un des postes les plus exposés, les plus sensibles et les plus politiques de la magistrature.

 Sans remettre en cause les qualités professionnelles de François Molins, je ne peux que regretter le manque de clairvoyance de ce choix qui jettera sur chacune des décisions futures du Parquet de Paris l’ombre du soupçon et, pire encore, de la partialité. Et ce, encore plus, au moment où ce dernier a à connaître d’affaires politico-judiciaires sensibles mettant en cause de près ou de loin le pouvoir exécutif actuel.

 Je redis ici que pour remédier à ce système de nominations dépassé, il convient de respecter un délai de viduité entre l’exercice de fonctions au sein du cabinet du Garde des Sceaux et celles de fonctions judiciaires. On ne doit pas être soupçonné de traiter des dossiers judiciaires dont on a pu avoir connaissance ou sur lesquels on a travaillé préalablement au sein d’un cabinet.

 Par ailleurs, je profite de ce billet pour répondre aux propos tenus par Michel Mercier mercredi matin sur France Inter mettant en cause des personnalités que j’ai nommées lorsque j’étais moi-même Garde des Sceaux :

 1) J’ai effectivement nommé Mr Jean-Pierre Dintilhac procureur de Paris en 1998, soit huit ans après qu’il avait occupé les fonctions de directeur de cabinet d’Henri Nallet (Garde des Sceaux de 1990 à 1992). Mr Dintilhac n’est donc pas, contrairement à Mr Molins et à ce que sous-entend Michel Mercier, passé directement du cabinet du Garde des Sceaux au poste de procureur de Paris puisqu’il avait entre-temps exercé des fonctions dans l’Administration (en tant que directeur de la gendarmerie nationale de 1991 à 1993 puis comme avocat général près la Cour de cassation de 1994 à 1998). Pour Mr Dintilhac, il est incontestable que la distance et le délai de viduité ont été respectés.

 2) Mr Paul Michel, dont Mr Mercier propose la promotion comme Procureur général au CSM, était effectivement chargé des questions pénales à mon cabinet.  Mais c’est un magistrat qui n’avait aucun engagement politique. Son recrutement était totalement dénué d’un quelconque esprit partisan et fondé seulement sur la qualité et les grandes compétences de ce magistrat.

 3) Je tiens également à rappeler que pendant les trois années où j’ai exercé mes fonctions de Garde des Sceaux, j’ai maintenu à son poste Mr Alexandre Benmakhlouf, procureur général près de la Cour d’appel de Paris et proche du président Jacques Chirac, ce qui montre, une fois encore, que j’ai exercé mes fonctions sans aucun esprit partisan.

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24 11 2011

Parité politique : Courage, fuyons!

Communiqué de presse du Laboratoire de l’Egalité 

A la veille des investitures pour les prochaines élections législatives de 2012, les membres de l’Observatoire rappellent que la parité est inscrite à l’article 1er de la Constitution.

Or, aujourd’hui, 81,5% des députés sont des hommes et les partis préfèrent encore supportes les pénalités financières.

Les Françaises et les Français attendent que la représentation nationale soit à l’image de la société.

Dans les faits, les stratégies électorales, stratégies discriminantes, continuent à primer sur l’enjeu démocratique qu’est l’égalité entre les femmes et les hommes.

Concrètement, les membres de l’Observatoire recommandent aux partis politiques de:

  • cesser de cantonner les femmes soit dans des circonscriptions réputées non gagnables, soit dans un rôle de suppléant. 
  • désigner des femmes et des hommes, à parité, au sein des instances décisionnelles, notamment d’investiture. 

Les femmes sont actrices de changement et les partis ne peuvent plus simplement les considérer comme la variable d’ajustement des stratégies politiques.

Les membres de l’Observatoire estiment qu’il n’y a de courage politique que dans la mise en pratique de cet objectif constitutionnel qu’est la parité.  

23 11 2011

Élections législatives en Seine-Saint-Denis : mise au point

Devant la campagne de presse qui se développe sur les élections législatives en Seine-Saint-Denis, je tiens à mettre les choses au point.

Il y a deux ans, la loi a imposé la suppression d’une des 13 circonscriptions de notre département de la Seine-Saint-Denis. Le gouvernement a choisi de supprimer la 3ème circonscription (La Courneuve, Aubervilliers) dont le député est Daniel Goldberg.

Cette suppression a provoqué le redécoupage de la 6ème circonscription, dont le député est Claude Bartolone, et de la 9ème circonscription, dont je suis députée depuis 10 ans.

Nous nous trouvons donc devant une difficulté objective : trois députés socialistes sortants (C.Bartolone, D.Goldberg et E.Guigou ) pour deux circonscriptions (la 6ème et la 9ème).

La nouvelle 9ème circonscription comprend l’essentiel de mon ancienne circonscription avec les villes de Noisy-le-Sec, Romainville et un canton de Bondy. Je voulais rester dans cette circonscription et m’y présenter aux prochaines élections législatives. Depuis plus de deux ans, j’ai indiqué mon choix. J’y ai été élue en 2002 et réélue largement (60% dans chacune des trois villes) en 2007. J’y ai fait un gros travail de terrain et amélioré le score des socialistes, par rapport aux précédentes élections législatives et aussi par rapport aux élections présidentielles de 2007.

 Mais la Fédération et Claude Bartolone, conseiller général de Pantin, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et député de la 6ème circonscription en ont décidé autrement.

Malgré le souhait des Maires de Pantin et d’Aubervilliers de voir C.Bartolone candidat dans la nouvelle 6ème circonscription (Pantin-Aubervilliers), celui-ci a préféré venir dans ma circonscription car il est attaché au canton des Lilas et Pré-St-Gervais qui, depuis le redécoupage, en font partie.

A contre-coeur, je me suis résignée et, dans un esprit de compromis, j’ai accepté la priorité de choix de Claude Bartolone et sa venue dans ma circonscription.

Le Maire de Pantin, Bertrand Kern m’a alors proposé de venir dans la 6ème circonscription. J’ai accepté cette proposition.

La situation dans laquelle nous nous trouvons aurait pu être évitée si j’avais pu rester dans ma 9ème circonscription et Claude Bartolone dans la nouvelle 6ème circonscription. Trois solutions auraient alors pu être proposées à Daniel Goldberg :

  • soit d’être suppléant de Claude Bartolone dans la nouvelle 6ème circonscription ;

  • soit de se présenter dans la 4ème circonscription qui comprend La Courneuve dont il est actuellement conseiller municipal ;

  • soit de venir conquérir sur la droite la 10ème circonscription d’Aulnay-sous-Bois ;

Ces solutions ont été refusées et je le regrette profondément.

 Sur la parité, des engagements ont été votés par les militants socialistes pour atteindre notre objectif de 50% de femmes candidates et susceptibles d’être élues. La direction nationale du PS a jugé que la seule femme socialiste sortante de la Seine-Saint-Denis, dès lors qu’elle ne pouvait se présenter dans sa circonscription, devait pouvoir le faire dans une circonscription de son choix.

Il faut savoir que dans ce département, sur les 5 députés socialistes sortants, il n’y a une seule femme et que si l’on avait suivi la proposition de la fédération, aucune des circonscriptions déjà obtenues par des socialistes n’aurait été réservée à une femme, les candidates n’étant acceptées que dans les circonscriptions de la droite !

C’est ainsi que la direction du PS a décidé de réserver à une femme la 6ème circonscription. Je m’y présenterai, ainsi que d’autres camarades femmes, au suffrage des militants.

J’espère pouvoir les convaincre de me faire confiance car, après 10 ans de travail intense sur le terrain, sans cumuler avec un mandat de maire comme on me l’avait pourtant proposé, je souhaite me représenter en Seine-Saint-Denis. J’aime ce territoire et ses habitants.

 En résumé, la situation est la suivante :

  • Claude Bartolone se présente dans la 9ème circonscription. Je me présente dans la 6ème circonscription conformément aux souhaits des Maires de Pantin et d’Aubervilliers.

  • Le PS a proposé à Daniel Goldberg de se présenter dans la 10ème circonscription