30 06 2011

La Commission européenne remet en cause le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD)

Alors que le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) permet, pour un coût très raisonnable de 500 millions d’euros, soit 1% du budget global de la PAC, d’apporter une aide alimentaire à 13 millions de citoyens des 19 États membres qui en bénéficient, la Commission européenne a annoncé la nécessité, motivée par des considérations juridiques, de réduire de manière drastique l’enveloppe financière qui lui est dédiée.

En France, le PEAD est réparti principalement entre quatre grandes associations en charge de l’aide alimentaire : les Restos du Coeur, les Banques Alimentaires, le Secours Populaire et la Croix Rouge. Pour chaque association, il représente un apport crucial, et c’est une composante incontournable de l’aide alimentaire en France. Le PEAD est aussi l’un des premiers supports pour promouvoir l’insertion des publics en situation de précarité.

La remise en cause de ce programme illustre la faillite morale et politique de la Droite européenne. Ce sont en effet des gouvernements libéraux et conservateurs qui, au sein du Conseil, font obstacle au changement de base légale de ce dispositif rendu nécessaire par un arrêt de la Cour européenne de Justice.

Le 8 juin dernier, par courrier, j’ai interpellé le Ministre des Affaires européennes et la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale à ce sujet, leur demandant de soutenir et de faire aboutir rapidement une réforme du programme par la création d’un dispositif renouvelé et pérenne inscrivant durablement l’objectif de sécurité alimentaire des populations européennes.

30 06 2011

Retraite des mineurs : je rétablis la vérité

Après les mensonges de Laurent Wauquiez sur le RSA et l’ISF, ceux de Claude Guéant sur les enfants d’immigrés, voici un nouveau dérapage de Xavier Bertrand sur la retraite des mineurs.

Monsieur Bertrand prétend que la gauche n’a rien fait pour revaloriser les retraites des mineurs. Il se pose en donneur de leçons alors que les gouvernements auxquels il a appartenu depuis 10 ans ont stoppé net notre politique de revalorisation des pensions des mineurs. Car depuis 2002, rien n’a été entrepris ! Pire, une régression a été organisée par un décret du 31 décembre 2009.

Sous le Gouvernement de Lionel Jospin nous avions abouti à un accord signé par la CFDT, la CFTC et FO. Le protocole d’accord prévoyait trois types de mesures :

  • une revalorisation générale;

  • deux mesures spécifiques qui répondaient à la demande des syndicats :

    - l’une était destinée à compenser le fait qu’à partir de 1987, les pensions avaient cessé d’être alignées sur les salaires et n’étaient indexées que sur les prix;

    - l’autre était une mesure anti-dérive pour les futurs retraités, revalorisant les droits des futurs retraités en fonction de leur date de départ à la retraite.

L’ensemble de nos mesures concernait également les pensions de réversion des conjoints survivants.

En revanche, contrairement à ce qu’avait promis Monsieur Sarkozy, aucune mesure supplémentaire n’a été prise par la droite depuis dix ans. Pire, le décret de 2009 a engagé une régression des droits des mineurs : fin de la prise en charge totale des frais de transports sanitaires – très utilisés par les veuves des mineurs qui ont un pouvoir d’achat restreint – fin de la gratuité des cures utilisées par les mineurs souvent atteint de maladies respiratoires, dé-remboursements des dépenses de certains médicaments.

Les mineurs refusent de voir disparaître leur régime spécial et demandent l’abrogation des mesures régressives prises par le décret de 2009. Une nouvelle manifestation est prévue mi- juin car aucun accord n’a été conclu.

Monsieur Xavier Bertrand cherche à se dédouaner en rejetant la responsabilité de la dégradation des retraites des mineurs sur la gauche il y a dix ans et en proférant une fois de plus un travestissant honteusement la réalité

28 06 2011

Martine Aubry nous donne les meilleures chances de gagner en 2012

Martine Aubry vient de déclarer sa candidature à l’élection Présidentielle.

Vous le savez, je souhaitais que Martine Aubry prenne cette décision. Elle y pensait depuis longtemps, nous en avions parlé. Elle a su construire un parcours politique où elle s’est, chaque fois, engagée à fond dans ce qu’elle avait décidé d’entreprendre et où elle a, chaque fois, réussi : au gouvernement, où elle a porté des réformes emblématiques pour la gauche, à Lille, dont elle a fait une capitale européenne et un laboratoire de la mixité sociale, de l’innovation et de la création, au Parti socialiste, qu’elle a su rassembler et dynamiser pour lui faire gagner haut la main les élections régionales et cantonales.

Aujourd’hui, avec sérénité et détermination, gravité et émotion, Martine Aubry s’est engagée à rassembler, d’abord la gauche, puis les français et les françaises qui se reconnaissent dans les valeurs de justice, d’égalité et de fraternité et qui veulent, pour eux mêmes et leurs enfants, retrouver « le goût de l’avenir » et la volonté d’un « destin commun ».

Parce qu’elle a su, et saura, apporter des réponses aux difficultés, aux souffrances, aux inquiétudes de nos concitoyens, parce qu’elle a la volonté, avec eux, de rendre la France plus juste, plus forte et plus écoutée, de construire une nouvelle Europe et de contribuer à un monde meilleur, je crois que Martine Aubry nous donne les meilleurs chances de gagner en 2012.

28 06 2011

A propos de l’avenir du site industriel PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois

L’avenir du site industriel du Groupe PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois m’inquiète. Faisant face à des informations contradictoires, les 3600 salariés aulnaysiens qui travaillent sur ce site n’ont aucune visibilité sur leur avenir. Cette situation est tout simplement inacceptable car elle plonge dans la crainte les salariés de l’usine, leurs familles et les aulnaysiens. Elle est préoccupante pour notre département de la Seine-Saint-Denis où le taux de chômage est plus élevé qu’ailleurs malgré l’installation récente de nombreuses entreprises. Cette situation s’est aggravée ces derniers mois, suivant la courbe du chômage.

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois, Gérard SEGURA, a été très actif : il a sollicité dès le 16 juin un rendez-vous avec Monsieur Eric BESSON, Ministre de l’Industrie, afin d’évoquer l’avenir de l’usine PSA et a multiplié les rencontres avec les syndicats et les dirigeants de l’entreprise. Le premier ministre François FILLON a relevé récemment et à juste titre que le constructeur automobile était redevable à la Nation, en raison des prêts consentis par l’Etat. Au-delà des premières réactions du gouvernement qui ne s’est pas engagé pleinement pour le maintien du site, j’ai demandé au Ministre de l’Industrie quelles étaient les intentions précises du Groupe PSA et comment il comptait agir pour maintenir la production de la C3 en France et en particulier à Aulnay-sous-Bois.

27 06 2011

Halte au mépris de la fonction publique

La commission des Finances du Sénat a voté le 22 juin un amendement au projet de collectif budgétaire 2011, qui poursuit la politique de réduction et de dégradation de la sphère publique, voulue et impulsée par Nicolas Sarkozy depuis 2007.

Ce sont cette fois les fonctionnaires territoriaux qui sont menacés d’écrasement par le rouleau compresseur libéral.

En effet, si cet amendement était adopté en séance publique, le Centre National de la Fonction publique territoriale verrait son budget fondre de 32 millions d’euros par an – soit, en pratique, près de 40.000 journées de formation dont seraient privés les agents territoriaux et des collectivités locales qui les emploient -.

Compte tenu de la très forte croissance des activités de formation entre 2009 et 2010, due au transfert massif de personnel de l’Etat vers les collectivités territoriales, le CNFPT atteindra tout juste l’équilibre entre ses dépenses et ses recettes de fonctionnement en 2011. Aussi les auteurs de cet amendement mentent-ils lorsqu’ils invoquent une prétendue situation d’excédent budgétaire pour le CNFPT et lorsqu’ils se réfugient derrière un louable objectif de réduction des dépenses publiques.  Pis, ils érigent le mépris comme seul mode de gestion des ressources humaines, et accélèrent l’entreprise méthodique de destruction des services publics.

Le Parti Socialiste condamne fermement cette nouvelle attaque contre la sphère publique et contre ses serviteurs, et apporte son soutien aux sénateurs socialistes qui ont d’ores et déjà annoncé leur opposition à cet amendement.