La Commission européenne remet en cause le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD)
Alors que le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) permet, pour un coût très raisonnable de 500 millions d’euros, soit 1% du budget global de la PAC, d’apporter une aide alimentaire à 13 millions de citoyens des 19 États membres qui en bénéficient, la Commission européenne a annoncé la nécessité, motivée par des considérations juridiques, de réduire de manière drastique l’enveloppe financière qui lui est dédiée.
En France, le PEAD est réparti principalement entre quatre grandes associations en charge de l’aide alimentaire : les Restos du Coeur, les Banques Alimentaires, le Secours Populaire et la Croix Rouge. Pour chaque association, il représente un apport crucial, et c’est une composante incontournable de l’aide alimentaire en France. Le PEAD est aussi l’un des premiers supports pour promouvoir l’insertion des publics en situation de précarité.
La remise en cause de ce programme illustre la faillite morale et politique de la Droite européenne. Ce sont en effet des gouvernements libéraux et conservateurs qui, au sein du Conseil, font obstacle au changement de base légale de ce dispositif rendu nécessaire par un arrêt de la Cour européenne de Justice.
Le 8 juin dernier, par courrier, j’ai interpellé le Ministre des Affaires européennes et la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale à ce sujet, leur demandant de soutenir et de faire aboutir rapidement une réforme du programme par la création d’un dispositif renouvelé et pérenne inscrivant durablement l’objectif de sécurité alimentaire des populations européennes.
