29 05 2009

Rectificatif suite à l’article paru dans Le Parisien Edition Seine-Saint-Denis, du mardi 26 mai 2009

29.05.2009

Chère Nathalie Perrier-Morel,

Dans Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis du mardi 26 mai 2009, vous rendez-compte de la conférence de presse sur le redécoupage que les cinq députés socialistes de Seine-Saint-Denis et le Premier fédéral, ont tenu ce lundi 25 mai à la Fédération socialiste du Pré Saint-Gervais.

Vous rendez compte de notre opposition aux propositions faites par le gouvernement et à la suppression de la 3ème circonscription de Daniel Golberg.

Dans le 5ème paragraphe vous décrivez nos contre-propositions de façon inexacte. En effet vous dites : « le sud (d’Aulnay) pourrait être ajouté à la 9ème circonscription, celle de la socialiste Elisabeth Guigou (Bondy, Noisy-le-Sec, Romainville). Par jeu de chaises musicales, Romainville serait rattaché à Montreuil ». Nous n’avons jamais présenté un tel schéma.

Nos propositions sont les suivantes :

Nous préconisons la suppression de la 10ème circonscription (Aulnay, Pavillons) qui est l’une des moins peuplées et la répartition de cette 10ème circonscription entre la 4ème ( par rattachement d’une partie d’Aulnay Nord) et la 8ème (en rattachant à celle-ci l’autre partie d’Aulnay Nord, Aulnay Sud et Pavillons). A la 7ème circonscription (Montreuil) serait rattachée une partie de Rosny-sous-Bois. Les contours de la 9ème circonscription d’Elisabeth Guigou ( Bondy, Noisy-le-Sec et Romainville) ne sont pas modifiés. C’est le schéma qui vous a été décrit et montré sur la carte distribuée lors de la conférence de presse (ci-joint copie couleur de la carte)

Nous vous prions de publier cette rectification dans une vos prochaines éditions et vous transmettons, chère Nathalie, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 

Elisabeth Guigou – Claude Bartolone – Daniel Goldberg – Bruno Leroux – Michel Pajon

26 05 2009

Une avancée déterminante pour résoudre le problème du financement des protections phoniques le long des voies ferrées de la commune de Noisy-le-Sec

26.05.2009

Depuis que je suis Députée de la neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis, c’est-à-dire depuis 2002, je me bats aux côtésde l’ Association Noiséenne pour le Respect des conditions de vie des riverains jouxtant les voies ferrées, présidée par Madame Girard.Nous n’avons pas cessé nos demandes depuis 2002 pour obtenir le financement de ces travaux nécessaires pour la santé des riverains.Après avoir sollicité l’attention du  Préfet de la Seine-Saint-Denis Nacer MEDDAH au mois de février, j’ai enfin pu avoir un engagement sur le financement de ces opérations concernant le quartier du Petit Noisy.

La lettre du Préfet est retranscrite ci-dessous :

 » Madame la Ministre,

Par lettre du 17 février 2009, vous attiriez mon attention sur le problème du financement des protections phoniques le long des voies ferrées de la commune de Noisy-le-Sec et en particulier sur le quartier du Petit Noisy, identifié comme point noir bruit ferroviaire. Les cartes de bruit des infrastructures relevant de la compétence de l’Etat approuvées en Seine-Saint-Denis confirment ce diagnostic.

Le bruit constitue un enjeu majeur de santé publique en Seine-Saint-Denis et un des axes principaux de l’application des projets de loi issus du Grenelle de l’environnement. Le projet de loi de programme relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement prévoit ainsi de résorber les points noirs bruit préoccupant en sept ans.

Sur la base des cartes bruit, l’Etat élaborera des plans de prévention du bruit dans l’environnement. Je compte y inscrire prioritairement les opérations concernant les quartier du Petit Noisy.

Enfin, dans une lettre du 20 janvier, le Directeur général de la prévention des risques du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire m’informait que des crédits supplémentaires sont attribués à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) pour renforcer les moyens consacrés par l’Etat à la lutte contre les nuisances sonores. J’ai proposé dans ce cadre le financement de l’opération de pose d’écrans anti-bruit. Bien entendu, je vous rappelle que l’Etat ne finance qu’un quart du coût global des opérations ferroviaires dès lors qu’un traitement à la source (écran anti-bruit) est programmé. Comme vous savez, il incombe aux collectivités locales de financer la moitié du coût de ces opérations et à Réseau ferré de France pour le vruit ferroviaire le dernier quart.

Je serai bien entendu particulièrement attentif à la bonne mise en place du plan de financement nécessaire.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

Nacer MEDDAH

13 05 2009

Commémoration de la Shoah à la Synagogue de Noisy-le-Sec le 26 avril 2009

13.05.2009

Messieurs les Rabbins, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les élus,

Chers amis,

C’est un honneur pour moi d’être invitée à cette cérémonie.

La commémoration de la Shoah est pour les Juifs du monde entier un jour de deuil et de mémoire. Elle est pour tous les citoyens du monde un devoir, car ce génocide est le plus grand crime jamais commis dans l’histoire de l’Humanité. Bien sûr, il y a hélas, d’autres génocides, au Rwanda et au Darfour pour les plus récents. Mais le génocide des Juifs n’a aucun équivalent.

Face à la volonté d’extermination par les nazis, les Juifs n’avaient aucun refuge, aucune échappatoire. Ils étaient persécutés à travers le monde, aucun endroit sur terre ne leur permettait d’être en sécurité. Les Juifs, les Résistants et tous les Déportés ont été victimes d’un véritable crime contre l’Humanité, car il y avait bien là une atteinte inégalée aux valeurs humaines, une atteinte à la dignité humaine.

J’ai découvert la Shoah au début des années 60, dans ma ville natale de Marrakech. J’étais à l’époque à l’école avec Rachel Cohen que certains connaissent ici. J’ai découvert la Shoah, comme beaucoup d’autres, par le Journal d’Anne Franck qui m’a littéralement bouleversée.

Ce n’est pas un hasard si nous commémorons cet événement le 27 Nissan du calendrier hébraïque : le soulèvement du ghetto de Varsovie a commencé à cette date, en 1943. Bien sûr cet acte de résistance et de courage n’est pas le seul, je pense à la révolte du 14 octobre 1943  à Sobibor, celle de Treblinka le 2 août 1943 ou celle de Birkenau le 7 octobre 1944. Ces insurrections montrent que les Juifs n’ont pas fait que subir. Cette résistance est toujours d’actualité car le négationnisme est toujours présent : le discours honteux de Monsieur Mahmoud Ahmadinejad lors de la conférence de l’ONU sur le racisme à Genève en témoigne et hélas aussi d’autres discours devant le Parlement européen.

Nous étions, samedi 25 avril, au Fort de Romainville pour entendre avec d’autres le témoignage de Ginette Levy, résistante et déportée. Il faut en effet commémorer la déportation et l’assassinat de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, défendre l’esprit de résistance et rappeler les droits fondamentaux de l’être humain tels que le respect de la dignité humaine, de toutes les religions et de la diversité des convictions philosophiques.

Samia Essabaa qui est aussi aujourd’hui avec nous, réalise un travail formidable pour défendre ces valeurs et faire connaître à nos jeunes la réalité de la Shoah. Elle organise depuis des années des voyages avec les élèves du Lycée à Auschwitz et je le constate chaque année, ces derniers reviennent transformés de ce voyage.

Enfin, je veux à nouveau saluer notre amie Jeannette Wolgust qui a été une enfant cachée, arrachée à sa famille et avec qui je partage une profonde amitié. Jeannette Wolgust effectue également un travail remarquable dans les établissements scolaires pour faire connaître cette période dramatique de notre Histoire.

Nous, européens, avons la chance de vivre dans une Union européenne qui ne connaît plus la guerre alors qu’il y a une dizaine d’années encore a eu lieu, en Europe, la plus grande tragédie de l’Histoire.

Cette Commémoration nous rappelle que nous devons sans cesse défendre les valeurs de paix et de démocratie qui, vous le savez, sont fragiles et qui restent encore ignorées dans de nombreux pays du monde.